Une entreprise de Toulouse vient de déposer une demande de PER (Permis Exclusif de Recherches) au Ministère de l’Environnement afin de réaliser un projet de géothermie profonde. Ce projet concerne près de 36 communes de l’Est creusois. TLS Géothermics, une société basée à Toulouse, s’intéresse de très près à la chaleur se trouvant à des centaines de mètres sous terre.

Il faut savoir que la géothermie est un procédé qui utilise l’énergie en provenance de la chaleur de la croûte terrestre pour chauffer des habitations et/ou des immeubles de façon écologique, sans utiliser des ressources comme le gaz ou l’électricité. La géothermie est la chaleur de la terre et se distingue sous forme de réservoirs d’eaux chaudes ou de vapeur, ou même de roches chaudes. En puisant cette chaleur, la géothermie permet de réaliser des économies de chauffage et permet également un impact moindre sur l’environnement puisque la chaleur produite est celle qui émane de la terre. Il existe par ailleurs deux typologies d’énergie, la géothermie de surface et profonde.

L’Est creusois est en train de devenir un terrain intéressant pour ce type d’installations. En effet, le PER Combrailles en Marche se concentre sur près de 36 communes et 458 m2. Dans le cas de ce Permis Exclusif de Recherches, on parle de géothermie profonde. Souvent définie comme une solution d’avenir pour l’environnement et le réchauffement climatique, cette géothermie est en train d’intéresser de plus en plus de terrains en France. Avec des forages plus profonds, la géothermie profonde accède alors à des eaux chaudes mais l’inconvénient pour ce type de forage reste la corrosion ou entartrage. C’est pourquoi il est important de faire une bonne étude géothermique afin de savoir où doit être réalisé le forage et la méthode de transfert thermique à employer.

La géothermie profonde de l’Est creusois est très différente de la géothermie que l’on peut produire sous sa pelouse. Mais avec un sol propice à ce genre d’installations, cela pourrait permettre de réaliser une central électrique qui produirait ainsi suffisamment d’énergie pour alimenter 5 à 10 milles personnes, le tout en continue.

L’Est creusois semble donc être une nouvelle destination pour la géothermie profonde, ce qui est encourageant pour la suite alors que de plus en plus de PER sont envoyés au Ministère de l’Environnement. Dans le cas présent, c’est la construction d’une centrale électrique qui semble intéresser la société toulousaine en charge du projet. Mais les études de sol n’ont pas finit de faire parler d’elles alors que la géothermie semble être une solution d’avenir afin de réduire les impacts sur l’environnement de la production d’électricité et de chaleur. Reste à savoir maintenant si ce projet va voir le jour ou bien si l’étude géothermique réalisée va mettre en avant certaines failles. Quoi qu’il en soit, les 36 communes pourraient bien vivre de l’exploitation géothermique du sol.